L'APDH remporte le 2ème Prix des droits de l'homme 2016 de la CNDHCI
SUITE 15e ANNIVERSAIRE DE L'APDH: Renouvellement et Rajeunissement des Instances de l'ONG
CELEBRATION DU 15e ANNIVERSAIRE DE L’APDH, une réflexion sur « les défis de la construction d’une société civile crédible en Afrique. »

DECLARATION DE L’APDH RELATIVE A LA PROFANATION DE LA TOMBE DE M. HOUON ANGE DIDIER ALIAS « DJ ARAFAT »

 

Le Lundi 12/08/2019, Monsieur HOUON ANGE DIDIER alias DJ ARAFAT, la légende de la musique ivoirienne s’est éteint, suite à un grave accident de la circulation dont il a été victime. Face à ce triste événement ayant endeuillé la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a organisé une cérémonie à la hauteur de l’artiste décédé en date du 31/08/2019. Une cérémonie qui s’est, somme toute, déroulée

dans le calme jusqu’à l’inhumation du défunt, au cimetière de Williamsville à Abidjan.
L’inhumation achevée, des individus mécontents d’être tenus à l’écart ont profané la tombe de la star à la fin de la cérémonie en déterrant son corps, voulant, d’après eux, vérifier si ce dernier était bien la personne enterrée dans le cercueil. Des scènes filmées et diffusées sur la toile qui ont choqué toute la nation ivoirienne et bien au-delà des frontières du pays. Face à cette profanation de la sépulture du regretté HOUON ANGE DIDIER alias DJ ARAFAT, acte constitutif d’une violation du droit à une sépulture digne, l’APDH, tout en exprimant sa profonde consternation et sa colère, condamne avec la plus grande fermeté cet acte inhumain et dégradant.
C’est le lieu de rappeler qu’attaquer un sépulcre, est indiscutablement une insulte à la mémoire du défunt et également une insulte à la douleur de sa famille. Au-delà de l’ignominie de cet acte contraire aux valeurs séculaires de la société ivoirienne, il est symptomatique d’une crise d’éducation et de valeurs dans notre pays. Le « respect dû au corps humain », et donc à l’intégrité corporelle, « ne cesse pas avec la mort ». Selon le droit ivoirien, les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence. Mieux, il s’agit d’une infraction pénale prévue à l’article 198 du code pénal ivoirien, punie d’une peine d’emprisonnement allant d’un mois à un an et d’une amende de 50.000 à 500.000 fcfa.
Au regard de ce qui précède :
L’APDH condamne fermement la violation de la sépulture et le vandalisme effectué sur la tombe de Feu HUON ANGE DIDIER car quelles que soient les raisons évoquées, s’en prendre à une tombe est inacceptable ;
L’APDH apporte son soutien à la famille du défunt ainsi qu’à toutes les autorités impliquées actuellement dans la restauration des dégâts ;
Considérant que la nation est la gardienne des personnes défuntes, et que l’État assume la protection due à la dignité des personnes défuntes et en garantit l’inviolabilité, l’intangibilité et l’imprescriptibilité, l’APDH recommande aux autorités étatiques, de prendre des mesures préventives pour que plus jamais de tels actes ne se reproduisent sur le territoire ivoirien ;
L’APDH, tout en félicitant les autorités étatiques pour les mesures déjà prises en vue de situer les responsabilités, appelle l’Etat de Côte d’Ivoire à mettre tous les moyens en œuvre pour appréhender et sanctionner les auteurs de cet acte barbare afin que ce type d'agissement ne demeure impuni.

 

M. Romaric OLLIGBO
Vice Président APDH

 

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