Le Président de la CDVR S.E.M. Charles KONAN BANNY accorde une audience à l'Observatoire de la justice transitionnelle

Après plusieurs mois de sollicitation, les trois organisations qui composent l’Observatoire de la Justice transitionnelle en Côte d’Ivoire (LIDHO, APDH, MIDH) ont été reçues ce vendredi 19 juillet 2013 à 17 heures par le président de la CDVR, M. Charles Konan BANNY, à son cabinet privé sis à la Riviéra.

Après avoir présenté les membres de la délégation, le président de l’APDH a remercié le président de la CDVR pour avoir permis cette rencontre. Il l’a aussi remercié pour avoir impliqué la société civile ivoirienne en faisant appel à Dr Marie Paule KODJO comme commissaire à la CDVR.

Aussi, le président de l’APDH a fait une brève présentation de l’actualité des trois organisations de l’Observatoire. Il a fait cas des promotions reçues par chaque organisation, à savoir la désignation de Me TRAORE Drissa entant que vice-président de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), la désignation de M. Légré OKOU (président de la LIDHO) à la Commission Nationale des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire (CNDHCI) et le prix de la mention spéciale des Droits de l’Homme décerné en décembre 2012 à l’APDH par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme de la République Française et célébré le 26 mars 2013 au domicile de l’Ambassadeur de France en Côte d’ivoire.

Prenant la parole, le président de la CDVR a félicité toutes ces organisations pour ces distinctions qui constituent une fierté pour lui entant qu’Ivoirien en ajoutant que les questions des droits humains sont une priorité pour le pays. Pour lui les organisations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire ne travaillent pas dans les mêmes contextes qu’ailleurs. Celles-ci travaillent dans un contexte délicat du fait de la crise. C’est pourquoi il se félicite de leurs promotions et les encourage à continuer à travailler avec objectivité, c’est-à-dire dans le seul but de protéger les droits des citoyens en Côte d’Ivoire.

A la suite de ces formalités, les présidents de l’APDH et du MIDH ont à tour de rôle présenté l’Observatoire à travers sa composition, ses missions et ses objectifs.

A leur suite, le président Banny a fait remarquer que l’idée d’un observatoire est nécessaire car cela favorisera l’amélioration du processus. Cependant, il a émis des préoccupations et une vigilance quant au fonctionnement de l’observatoire à travers les interrogations suivantes :

- N’y aura-t-il pas un mélange dans les compartiments que l’observatoire veut monitorer ?

- A partir de quels éléments l’observatoire compte-t-il faire le bilan à mi-parcours du processus à travers l’atelier de réflexion qu’il compte organiser ?

- Comment faire ce bilan à mi-parcours ?

- Quelle est l’importance des différents sondages déjà effectués et en cours sur la CDVR ?

A travers ces interrogations, il voulait avoir des réponses qui le rassureront pour une utilité adéquate dans la collaboration avec l’observatoire.

A ces questions il a été rassuré par les présidents de l’APDH, du MIDH et par le coordinateur principal du projet. Ceux-ci lui ont expliqué qu’il n’y a pas de mélange de compartiments car l’observatoire a des missions et objectifs précis au niveau de chaque compartiment concerné par ses activités et l’observatoire se basera sur des éléments en référence à l’ordonnance qui crée la CDVR, aux activités déjà effectuées et aux différentes enquêtes d’opinionssur la CDVR depuis sa création. Son assurance sera encore plus renforcée lorsque le coordinateur adjoint du projet a évoqué que la société civile constitue un relais entre les différents mécanismes de justice transitionnelle en Côte d’Ivoire et les populations. Ainsi, cette société civile ne saurait jouer ce rôle de relayeur et être efficace au profit du processus si elle ne suit pas de prêt les activités de ces mécanismes afin d’y apporter des alternatives aux éventuels dysfonctionnements.

Après donc tous ces éclaircis, le président de la CDVR a montré son adhésion au projet en demandant que la société civile contribue efficacement à la réussite de sa mission car la réconciliation est une œuvre d’intérêt national. Il a demandé à Me GOFFRI et à Mme Mendy Charlotte ABINA, son assistante,  de se mettre à la disposition de l’observatoire pour toute préoccupation dans ses missions.  

 

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